« Le Furet du Vésinet » était un petit journal hebdomadaire de quatre pages et de couleur rose qui paraissait à la saison des concerts, au cours des années 1862 et 1863. Le promeneur pouvait ainsi connaître le programme des spectacles et des festivités qui avaient lieu le dimanche au Vésinet ; il pouvait également y lire quelques petites chroniques, « échos du bois », anecdotes, poèmes, chansons, histoires drôles écrits sur un ton léger et souvent lyrique. Les deux « rédacteurs-gérants » de ce petit « journal illustré des concerts et fêtes » se nommaient Louis Richard et Léon de Villette. Une collection de ce « Furet du Vésinet » est conservée à la Bibliothèque nationale.
Une chronique extraite du n°21 (1862) a tout particulièrement attiré notre attention :
l'auteur y évoque un souvenir de jeunesse
concernant une de ses rencontres avec un des gardes forestiers de l'ancien bois du Vésinet : c'était vers 1827, bien avant le début des travaux de la « colonie ». Le père Broussailles, dont il est question ici, est certainement le premier habitant connu du Vésinet. La véracité de ce témoignage ne semble pas devoir être mise en cause : en effet, la localisation précise du pavillon de garde-forestier que l'auteur situe au rond-point Royal, à proximité de l'ancien champ de manoeuvres, correspond à un bâtiment qui existe toujours : c'est le pavillon « Le Relais » situé à l'angle de l'avenue du Grand-Veneur et de l'avenue Horace-Vernet. Un plan de la forêt du Vésinet datant de 1856 conservé aux Archives départementales (cote : 5Q508) permet de localiser ce pavillon et d'en connaître le plan.